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Libération

Chantage vidéo sur la vie de l'otage britannique

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Publié le 23/09/2004 à 2h15

D'abord les exécutions, puis le chantage en direct. Les ravisseurs auront jusqu'au bout jonglé avec leurs victimes. Après avoir décapité à vingt-quatre heures d'intervalle ses deux compagnons américains, ils se sont servis hier du Britannique Kenneth Bigley pour faire pression sur son gouvernement. «J'ai besoin de vous maintenant, monsieur Blair, car vous êtes l'unique personne sur terre capable de m'aider», a déclaré cet ingénieur en bâtiment dans un message vidéo posté hier soir sur un site internet islamiste. Un jeu cruel dont l'issue est sans doute déjà écrite.

«Il serait mal placé de prétendre qu'il y a beaucoup d'espoir», avait admis un peu plus tôt le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw. La dernière porte entrouverte, à supposer qu'elle l'ait vraiment été, s'est refermée hier. Les autorités américaines ont refusé de relâcher l'une ou l'autre des deux prisonnières irakiennes qu'elles détiennent. «Elles sont physiquement et légalement sous la garde de la force multinationale. Il n'y a pas de libération imminente et leur cas est sous examen permanent», a indiqué l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad. Un peu plus tôt, le ministère irakien de la Justice avait évoqué une possible remise en liberté conditionnelle de l'ancienne patronne du programme d'armement chimique et bactériologique surnommée «Dr Germ» par les Américains. «Rihab Taha ne constitue plus une menace pour la sécurité nationale», selon un porte-parole qui avait cependant exclu tout rapport entre cette décisi

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