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Libération

Un congrès travailliste bien huilé pour Blair

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Il a privilégié la vie quotidienne pour esquiver l'Irak.

Publié le 29/09/2004 à 2h19

Brighton, envoyée spéciale.

Les promesses tenues depuis la dernière élection défilent, l'une après l'autre, sur l'immense écran vidéo. La musique bat son plein. Cherie Blair, en veste prune, fait son entrée. Chaleureusement applaudie par les centaines de délégués réunis pour la dernière conférence annuelle des travaillistes avant les élections générales britanniques ­ probablement en mai ou juin 2005. Le boss ne va pas tarder. Cherie s'agite debout, en battant des mains. Son époux et chef de gouvernement britannique pénètre dans l'enceinte. Gordon Brown, ministre des Finances, réputé «pire» adversaire du Premier ministre, suit le mouvement. Le Parti travailliste est censé être ravagé par ses divisions sur l'entrée en guerre en Irak d'abord, le plus ou moins d'Etat, le plus ou moins de marché, ensuite. A compter le très petit nombre de délégués qui conservent les bras croisés au lieu d'applaudir à tout rompre, l'allocution du leader travailliste s'annonce sans pépins. A Brighton, tout est huilé. L'opération «O3T» ­ Operation Third Term, c'est-à-dire gagner un troisième mandat consécutif pour le Labour ­ a commencé.

Il y vient, à la question irakienne, mais à son rythme. «Avant de commencer, je voudrais exprimer ma solidarité à la famille de Ken Bigley.» Tony Blair n'en fera pas davantage à propos de l'otage britannique détenu en Irak. Car il est un seul impératif : les affaires intérieures. «Nous avons la possibilité unique de gagner un troisième mandat.» Et de dresser la liste

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