Londres de notre correspondante
Le débat n'aura pas eu lieu sur les mensonges de Tony Blair, sur ses vraies-fausses raisons d'entrer en guerre ou sur le mirage des armes de destruction massives détenues par le régime de Saddam Hussein. Ou pas vraiment. Pour autant, la querelle irakienne est presque vidée au sein du Parti travailliste. Car discussion il y a bien eue, assez longue, hier matin, pour donner le sentiment d'un échange très libre. Elle s'est engagée sur un terrain certes inconfortable pour le leader du New Labour le vote d'une motion demandant de fixer une date au retrait des troupes britanniques. Entre les souffrances de l'otage Kenneth Bigley, enfermé dans sa cage de fer, le compte des soldats britanniques tués, la violence continue en Irak et une situation jugée détériorée, les adversaires de Blair avaient un bilan assez noir à dresser. Mais le cadre de ce débat était au fond le moins dangereux pour le leader : il s'est épargné toute remise en cause personnelle.
Hier à Brighton, les «non à la guerre, non au retrait» ont eu la part belle, dans un registre très gauche internationale, loin des envolées guerrières d'outre-Atlantique : «C'était une erreur de nous engager en Irak, mais ce n'est pas le moment d'abandonner l'Irak. Le Labour est un parti international. Nous, les Occidentaux, sommes restés aveugles aux meurtres commis par Saddam, au massacre des Kurdes (...) nous avons aujourd'hui la profonde responsabilité morale d'apporter la démocratie à l'Irak», a sca




