Jérusalem de notre correspondant
Au quatrième jour de l'offensive de l'armée israélienne dans le nord de Gaza, qui a reçu le nom de code «Jours de pénitence», les opérations se sont concentrées sur le camp de réfugiés de Jabaliya. Dans la journée d'hier, cinq Palestiniens y ont été tués ; deux d'entre eux l'ont été par des tirs de missiles d'hélicoptères israéliens, alors qu'ils s'apprêtaient, selon l'armée, à lancer des roquettes artisanales Qassam.
En fin de matinée, au poste de passage d'Erez entre Israël et Gaza, des échanges de tirs ont opposé Israéliens et Palestiniens, dont certains déguisés en policiers de l'Autorité, qui s'apprêtaient, selon l'armée, à commettre un attentat contre la position israélienne. L'un d'entre eux a été abattu, les autres se sont rendus aux autorités israéliennes avant qu'elles ne détruisent le bâtiment de la police palestinienne dans lequel ils s'étaient retranchés. Par ailleurs, deux roquettes Qassam, tirées depuis Beth Hanoun, sont à nouveau tombées sur la ville de Sdérot, sans toutefois causer de dégâts.
Cette opération a pour objectif, selon Israël, de rétablir l'«équilibre de la terreur» face aux Palestiniens. A cet effet, les forces israéliennes, appuyées par des dizaines de blindés, ont établi une «zone tampon» sur une profondeur de 9 kilomètres au nord de Gaza, afin d'éloigner les tirs de Qassam des villes israéliennes. Cependant, malgré son caractère «illimité», l'armée n'ignore pas les dangers d'une présence trop prolongée au coeur d




