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Libération

John Kerry et George qui pleure

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Alors que le démocrate grimpe dans les sondages, les «vice-présidents» s'affrontent ce soir.

Publié le 05/10/2004 à 2h25

Washington de notre correspondant

Lorsqu'il est en campagne, George W. Bush a toujours un mot gentil pour son colistier Dick Cheney : «Je ne l'ai pas choisi parce qu'il avait un joli visage» (sous-entendu : à la différence du choix de John Edwards par Kerry), «mais parce qu'il fait le boulot». Ce soir, Dick le bosseur sera face à John joli visage. Le «débat des vice-présidents» a lieu à Cleveland, dans l'Ohio, un des Etats les plus disputés de la campagne. Après la «victoire» de Kerry, lors du débat qui l'a opposé à Bush jeudi à Miami, Cheney a pour mission de redresser la barre. Il ne manquera pas de tresser les lauriers du Président, de vanter sa fermeté. Avec sa longue expérience de gouvernement, il a tout intérêt à tirer le débat vers la sécurité et la politique étrangère pour faire apparaître Edwards comme un poids plume. A l'inverse, ce dernier est un bon tribun, souriant et issu d'un milieu populaire, qui ne devrait pas manquer de faire allusion à la part d'ombre de son adversaire, et notamment à ses liens avec Halliburton, société pétrolière qui a raflé de beaux contrats irakiens et que Cheney présidait avant 2000.

En tête. Depuis le débat de jeudi, les démocrates vivent sur un petit nuage. La prestation de Kerry a permis de requinquer sa campagne, qui était très mal en point, et tous les sondages indiquent un retour du sénateur démocrate. Selon Newsweek, il serait même légèrement en tête devant Bush. Mais la remontée la plus spectaculaire est celle qu'a constatée Gall

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