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Libération

Rue Haïfa, bastion rebelle au coeur de Bagdad.

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A moins de cinq cents mètres de la «zone verte», la résistance irakienne a investi tout un quartier.

Publié le 05/10/2004 à 2h25

Bagdad envoyé spécial

Sur la dernière casemate bétonnée commandant la sortie de la «zone verte», un immense panneau met en garde les chefs de patrouilles américaines. «Attention ! N'empruntez pas la rue Haïfa ! Danger de mort !» Un avertissement qu'aucun soldat ne prend à la légère. Pour les colonnes blindées de la coalition, quitter le relatif sanctuaire de leur camp retranché, au coeur de Bagdad, est devenu une aventure périlleuse. Ces dernières semaines, les groupes armés clandestins ont transformé la capitale irakienne en un véritable champ de bataille. Pas une nuit, plus une journée sans de sérieux accrochages. Assassinats, prises d'otages, escarmouches, embuscades, tirs de mortier, salves de roquettes, déflagrations de voitures piégées, les moudjahidin font preuve de toujours plus d'audace, quand les espaces de sécurité rétrécissent à vue d'oeil.

Combattants arabes. «Le problème, c'est que la résistance a enfin réussi à se tailler une zone libérée dans le centre de Bagdad, soupire un haut responsable du ministère irakien de l'Intérieur. La rue Haïfa et le district de Karama sont désormais totalement contrôlés par des groupes terroristes qui ont aménagé des caches d'armes et des lieux de regroupement pour mener leurs attaques dans toute la ville. Depuis le début du mois de juillet, nous avons lancé plusieurs opérations contre ce secteur et arrêté de nombreux combattants arabes. Mais ils sont solidement implantés et bénéficient du soutien des dignitaires de l'ancien régime

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