Londres de notre correspondante
Ils sont rongés sur leur droite par l'Ukip (United Kingdom Independence Party), le parti viscéralement anti-Europe, qui s'est offert une belle percée aux dernières élections du Parlement de Strasbourg et a promis, lors de son congrès, le week-end dernier, de combattre les conservateurs dans toutes leurs circonscriptions. Ils sont talonnés par le centre et les libéraux-démocrates, qui, à défaut de croire qu'ils pourront véritablement devenir un parti de gouvernement, affirment qu'ils peuvent être la vraie force d'opposition, face au Labour de Tony Blair. Et ils sont minés par les sondages. Le jour de l'ouverture de leur congrès, les conservateurs ont découvert dans les pages du Times un sondage les créditant de 28 % d'intentions de vote, contre 35 % au Labour et 25 % pour les «lib-dem».
A droite toute. En prononçant son discours devant les militants rassemblés à Bournemouth, Michael Howard, savait donc qu'il a fort à faire pour remonter la pente. Leader élu en novembre dernier au terme d'un fratricide combat interne, Howard a joué à droite toute, anti-Europe toute, dans un discours teinté de repentirs sur le manque de confiance des électeurs dans leurs politiciens. «Les politiciens, tous les politiciens, ont fait des promesses qu'ils n'ont pas tenues. En 1992, nous avons promis de baisser les impôts et nous les avons augmentés.» Un manque de confiance créé aussi par l'Europe : «Dans les années 70, la Grande-Bretagne a rejoint un marché commun (..




