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Libération

Etats-Unis : match nul pour le duel des seconds couteaux

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L'Irak a dominé le face-à-face entre Edwards et le vice-président Cheney.

Publié le 07/10/2004 à 2h28

Washington de notre correspondant

John Edwards, boxeur agile et doté d'un bon jeu de jambes, porte des coups rapides et répétés : «Quand [Dick Cheney] était patron de Halliburton, ils ont payé des millions d'amende pour avoir présenté des fausses informations, exactement comme Enron et Ken Lay (une entreprise et son PDG accusés de fraude, ndlr). Ils ont fait des affaires avec l'Iran et la Libye, deux ennemis jurés des Etats-Unis. Ils font maintenant l'objet d'une enquête pour avoir versé des pots-de-vin à des responsables étrangers pendant cette période. Ce n'est pas tout : ils ont reçu 7,5 milliards de dollars de contrats, sans appel d'offre, en Irak.»

«Le sénateur ailleurs». Tête baissée, le poids lourd Dick Cheney encaisse. «Je peux répondre, mais ça ne prendrait pas trente secondes», grogne-t-il d'abord. Il attend un peu, jetant des coups d'oeil vers le bas. Et tout à coup, il assène de sa voix monocorde : «Votre bilan de sénateur, franchement, n'est pas brillant. Vous avez raté 33 des 36 réunions de la Commission des affaires judiciaires, presque 70 % des réunions de la Commission du renseignement. (...) Le quotidien de votre ville vous a même surnommé "le sénateur ailleurs". Vous avez un des plus forts taux d'absentéisme du Sénat des Etats-Unis. En tant que vice-président, je préside le Sénat. J'y vais tous les mardis quand ils sont en session. Eh bien, la première fois que je vous ai rencontré, c'est quand vous êtes monté sur cette estrade, ce soir.»

Les coups ont ainsi

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