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Libération

La Grande-Bretagne ne cède pas à la polémique

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Famille et opposants n'ont émis aucune critique envers la politique du gouvernement Blair.

Publié le 09/10/2004 à 2h31

Londres de notre correspondante

Annoncée d'abord par la chaîne de télévision Sky News, la mort de l'otage Kenneth Bigley, ingénieur de 62 ans qui roulait sa bosse depuis des années dans la région du Golfe, a été prise avec circonspection par les autres médias, qui laissaient une porte ouverte à l'espoir. Puis l'incertitude a vite disparu. En fin d'après-midi, l'un des frères de Ken Bigley, Philip, qui vit à Liverpool, a confirmé la mort de son frère : «Cela a été trois semaines d'attente, trois semaines d'agonie, et la famille a maintenant reçu des preuves absolues que Ken a été tué.» Les larmes aux yeux, il s'est dit persuadé «que notre gouvernement a fait tout ce qu'il a pu pour obtenir la libération de Kenneth». Unie à Liverpool, la famille de Kenneth Bigley ne cherchera pas la polémique. De son côté, le Premier ministre a fait part de son «dégoût absolu». L'autre frère de l'ingénieur en revanche, Paul Bigley, a aussitôt réagi ­ comme il l'a fait au long des vingt-deux jours de détention de son frère ­ avec colère : «Tony Blair a du sang sur les mains», a-t-il déclaré depuis Amsterdam.

Jack Straw, le patron du Foreign Office, est apparu, un peu plus tard, pour saluer le «courage et la dignité» de la famille présentant ses condoléances aux Bigley. Et pour lever une partie du voile sur ces derniers jours : le ministère des Affaires étrangères, qui vient de se rendre dans la capitale irakienne, a indiqué «qu'un individu a approché l'ambassade britannique de Bagdad» il y a quat

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