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Libération

Irak : l'Armée du Mehdi rend ses armes avec parcimonie

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Publié le 12/10/2004 à 2h32

Bagdad envoyé spécial

Maigre moisson pour un désarmement très symbolique. De vieilles pétoires hors d'âge, quelques lance-roquettes antichars, trois tubes de mortiers et une dizaine d'obus de petit calibre, les miliciens chiites de l'Armée du Mehdi ne se sont pas précipités, hier, pour remettre leur arsenal aux policiers irakiens du commissariat d'Al-Jazaïr, le principal centre de ramassage ouvert dans le faubourg déshérité de Sadr City, au nord-est de Bagdad. Mais qu'importe, Sabah Kadhim, porte-parole du ministère de l'Intérieur, garde un sourire éclatant. «C'est un début prometteur, et il nous reste encore quatre jours pour amplifier le mouvement.»

Pour l'heure, le représentant du gouvernement intérimaire préfère se réjouir du calme revenu sur l'ensemble du quartier. Pas un coup de feu, pas une seule explosion de toute la journée, quand depuis plusieurs semaines se multipliaient les escarmouches et les bombardements de l'aviation américaine. Si les combattants répugnent à déposer leurs armes, au moins se sont-ils faits discrets, invisibles sur les grands carrefours où, ce week-end encore, ils paradaient en maîtres. Pas plus de miliciens dans les entrelacs de ruelles, leur base naturelle de repli. Des jeunes hommes désoeuvrés montent une garde, désormais désarmée, sur les positions occupées, la veille, par les francs-tireurs.

«Un geste de paix». Une seule explication revient dans toutes les bouches. Leur chef, l'imam radical Moqtada al-Sadr, a décidé d'adresser au Premier min

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