Londres de notre correspondante
Le choix des Britanniques sera-t-il interprété par les Américains comme une mauvaise manière ou au contraire comme le gage de leur collaboration ? Abou Hamza, surnommé le «capitaine Crochet» de l'islamisme radical à Londres (une de ses mains, amputée, est remplacée par un crochet) sera poursuivi dans un premier temps en Grande-Bretagne avant que puisse être envisagée son extradition vers les Etats-Unis.
Seize infractions. Interpellé à la fin du mois de mai, à la demande des Américains, qui l'accusent d'être lié aux réseaux terroristes d'Al-Qaeda, Abou Hamza al-Masri est une figure de l'islamisme le plus radical à Londres.
Marié à une Anglaise peu après son arrivée sur le sol britannique en 1979, Abou Hamza a connu ses premiers soucis judiciaires quand le ministre de l'Intérieur David Blunkett a entamé en 2003 une procédure pour lui retirer sa nationalité britannique. Mais Londres n'avait jamais tenté de l'inculper malgré des discours qui tombaient déjà sous le coup de la loi. Cette fois, le Crown Prosecution Service, l'équivalent du procureur, a répertorié plus de 16 infractions, justifiant son maintien en détention et la préparation d'un procès, qui vont de l'incitation à la haine raciale, à l'incitation au meurtre. Seule l'une des charges qui pèsent contre l'imam extrémiste relève de la législation antiterroriste prise par la Grande-Bretagne en 2000: la possession d'un document pouvant servir à la préparation d'un acte terroriste.
Eventuel embar




