Londres de notre correspondante
C'est un nouveau chantage qui va peser sur la Grande-Bretagne. Margaret Hassan, née irlandaise, mais disposant aussi de la nationalité britannique, a été enlevée hier matin, vers 7 h 30, dans la capitale irakienne. Par qui, comment, dans quelles conditions ? Peu d'informations vérifiables ont filtré dans la journée sur le rapt du chef de l'antenne à Bagdad de Care International, l'une des plus importantes organisations d'aide humanitaire mondiale, d'origine américaine. En revanche, la signature de l'enlèvement de cette femme âgée d'une cinquantaine d'années est apparue très vite, via une vidéo transmise à l'antenne d'Al-Jezira, au Qatar. Elle y apparaît, assise sur un canapé, angoissée. A côté d'elle sont posés ses laissez-passer de Care, en arabe et en anglais ainsi qu'une carte de Country Director de l'organisation humanitaire. Opération politique, comme celle qui a conduit à la décapitation de Ken Bigley par les hommes de l'extrémiste sunnite Al-Zarqaoui ou enlèvement, dont le seul propos est d'obtenir une rançon, comme pour les deux Italiennes libérées il y a deux semaines ? La direction de Care refusait d'émettre hier la moindre hypothèse.
Mariée à un Irakien. Le parcours de Margaret Hassan est particulier. Les cheveux raides, châtains, coupés au carré, des yeux bleus surmontés d'une frange, un visage maigre, arpentant le terrain inlassablement pour des projets alimentaires ou d'adduction d'eau, elle est mariée à un Irakien depuis près de t




