Le Caire de notre correspondante
«Vous aurez toutes les réponses dans le rapport factuel qui sera publié le 11 novembre.» C'est sur cette pirouette que les autorités égyptiennes évacuent désormais toutes les questions trop précises sur les avancées de l'enquête sur le crash du Boeing 737 de Flash Airlines, le 3 janvier à Charm el-Cheikh. 148 personnes, dont 134 Français, y avaient trouvé la mort.
Dix mois après la chute du charter dans le détroit de Tiran, l'heure n'est pas encore à l'analyse, mais à la collecte de données, a expliqué Chaker Qelada, responsable de la commission d'enquête. Le rapport préliminaire sera mis notamment à la disposition de la justice française, a-t-il précisé. Depuis plusieurs mois, les familles des victimes critiquent amèrement le gouvernement français, qui n'a pas, selon elles, fait suffisamment pression auprès de l'Etat égyptien afin d'obtenir les pièces réclamées par la commission rogatoire internationale ordonnée par le tribunal de Bobigny. Et, en premier lieu, la copie des enregistrements des paramètres de vol et le transcript des conversations dans le cockpit.
L'association des familles des victimes attend aussi des réponses aux informations du quotidien le Figaro, qui affirmait fin septembre que des procédures de vérifications basiques, telles que la lecture des check-lists, n'auraient pas été correctement effectuées. «Il n'y a pas eu de négligences de l'équipage», a martelé dimanche Chaker Qelada, sans toutefois répondre clairement aux quest




