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Hommages à Margaret Hassan

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Care suspend ses activités en Irak après le rapt de sa directrice.

Publié le 21/10/2004 à 2h40

Londres de notre correspondante

Hier matin, dans son quotidien The Independent, le journaliste Robert Fisk narrait quelques-uns des moments personnels et forts qu'il a vécus aux côtés de la directrice de Care International en Irak, enlevée par un groupe inconnu, mardi matin à Bagdad. Comme ce moment d'abattement d'un après-midi de 1998, où, après avoir apporté des médicaments dans les hôpitaux au bénéfice d'enfants atteints de cancer ­ médicaments financés par une opération de The Independent auprès de ses lecteurs ­, elle constatait : «Je ne pense pas que les Occidentaux voient les Irakiens comme un peuple comme les autres.» Saluée par les médias britanniques, Margaret Hassan, née en Irlande, mais qui porte la double nationalité britannique et irakienne, a eu droit à un rapide hommage hier aux Communes, de la part du Premier ministre comme de celle de ses deux principaux opposants. Sans plus. Elle ne sera pas le prétexte d'une querelle politique. Agée de 52 ans, elle vit en Irak depuis trente ans et n'a cessé de dénoncer les conséquences des sanctions économiques sur le pays depuis 1991, et les méfaits d'une guerre, avant son déclenchement en 2003. La grande majorité de l'équipe de Care International avait été évacuée voici un an de Bagdad, seuls les Irakiens restant sur place, et parmi eux Margaret Hassan. L'antenne australienne de Care, dont dépend l'équipe qui intervient en Irak, a décidé de suspendre toutes ses activités tant que la situation de sa directrice ne serait p

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