Menu
Libération

Irak: Blair tergiverse sur le redéploiement de ses troupes

Réservé aux abonnés

Publié le 21/10/2004 à 2h40

Londres de notre correspondante

Trois pas en avant, trois pas en arrière, trois pas sur le côté et... retour au centre : Tony Blair a su, hier, maîtriser les contradictions de son équipe gouvernementale comme la grogne annoncée du Parlement sur l'éventuel redéploiement du contingent britannique en Irak, dans une zone plus dure, et jusque-là gérée par les troupes américaines.

Les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés le redéploiement de 650 hommes du 1er régiment d'infanterie écossais, les Black Watch, jusque-là basés dans le Sud-Est irakien, et placés sous le commandement du quartier général de la coalition à Bassora. Lundi, le ministre de la Défense, Geoff Hoon, affirmait que la décision du gouvernement britannique n'était pas prise ; puis, mardi, le ministre des Affaires étrangères expliquait qu'au contraire tout refus britannique lui paraissait impossible et que la décision était prise dans son principe. «Nous sommes sur le point d'entrer dans une période d'activité accrue en Irak, ce qui n'a rien à voir avec les élections américaines, mais seulement avec les élections en Irak», a indiqué le chef de gouvernement. Il a toutefois affirmé que rien n'était encore arrêté, propos déjà tenus le matin même sur BBC Radio 4 par le chef d'état-major britannique en Irak, le général John McColl. Il a surtout démenti les «spéculations» selon lesquelles ce redéploiement pourrait avoir lieu au sud de Bagdad ou dans la zone de Fallouja.

Contestataires. Tony Blair a cherché tout de suite à dé

Dans la même rubrique