Après l'assassinat mardi à Amsterdam du cinéaste et polémiste Theo Van Gogh, la justice néerlandaise a inculpé vendredi sept personnes liées à l'islam radical, dont le meurtrier présumé, Mohammed B., un Maroco-Néerlandais de 26 ans. Ces suspects sont accusés de «conspiration terroriste», et le parquet n'a pas exclu que leur organisation fasse partie d'un réseau plus vaste. Les autorités ont révélé le contenu de la lettre fixée à un poignard planté dans le corps de Van Gogh ainsi que d'un billet trouvé sur le meurtrier présumé, blessé dans un échange de tirs avec la police. Dans une prose islamiste fondamentaliste, la lettre menace de mort la députée libérale Ayaan Hirsi Ali, accusée d'avoir abandonné l'islam, mais aussi le maire d'Amsterdam, Job Cohen, accusé de monter les juifs contre les non-juifs. La police a également découvert dans la poche du suspect un billet où il se réjouissait de mourir en martyr, «baptisé dans le sang».
«Ayaan Hirsi Ali, tu vas te briser contre l'islam», dit la lettre ouverte retrouvée sur le cadavre. D'origine somalienne, cette députée libérale de 34 ans, excisée puis menacée de mariage forcé par sa famille musulmane, s'est réfugiée il y a une dizaine d'années aux Pays-Bas, où elle est devenue célèbre pour sa croisade contre les dérives de l'islam. C'est elle qui a écrit le scénario du dernier court métrage de Theo Van Gogh, diffusé fin août à la télévision. Avant même ce film choc contre l'oppression de femmes battues et violées au nom du Coran,




