Menu
Libération

Margaret Hassan martyre de la cause irakienne

Réservé aux abonnés

Publié le 17/11/2004 à 3h02

Londres de notre correspondante

«Répugnant» : Jack Straw, le chef de la diplomatie britannique a eu ce mot pour commenter, hier, le probable assassinat de Margaret Hassan, irlandaise, britannique et irakienne de passeport. La directrice à Bagdad de Care International, qui travaillait pour cette organisation humanitaire depuis douze ans, mais se dévouait à la terre irakienne depuis trente ans, a «probablement» été assassinée par ses ravisseurs, subissant ainsi le même sort que l'otage Kenneth Bigley. Une vidéo aurait ­ de nouveau ­ été recueillie par la chaîne de télévision Al-Jezira filmant cette exécution.

Mariée à un économiste irakien, Tashin Hassan, qu'elle avait épousé au début des années 70, Margaret Hassan n'avait jamais voulu quitter l'Irak. Très mobilisé, dans les jours qui ont suivi son enlèvement le 19 octobre, le gouvernement britannique avait adopté ensuite une attitude très discrète. La branche australienne de Care International, de qui elle dépendait, avait d'ailleurs demandé officiellement aux dirigeants britanniques de s'effacer, tant Margaret Hassan n'avait aucun lien avec la politique menée par Londres en Irak. Hier, tout en indiquant ignorer si la vidéo était authentique, son mari a lancé un appel à ses bourreaux : «Je veux qu'elle me soit rendue pour qu'elle repose en paix. S'il vous plaît, rendez-la-moi», a imploré Tashin Hassan.

Après la guerre du Golfe, en 1991, Margaret Hassan, âgée de 59 ans, n'avait cessé de s'exprimer sur les souffrances du peuple ir

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique