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Libération

Le neveu de Yasser Arafat entretient la rumeur

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Publié le 23/11/2004 à 3h08

Si les autorités françaises espéraient mettre un terme à la thèse de l'empoisonnement, elles en sont pour leurs frais. Le ministère de la Défense a remis hier une copie du dossier médical de Yasser Arafat à son neveu Nasser al-Qoudwa. L'ambassadeur de la Palestine à l'ONU devait enfin lever le voile sur un secret entretenu jalousement par sa veuve, Souha Arafat. Il n'en a rien été.

Lors d'une conférence de presse hier, il a refusé d'exclure l'hypothèse de l'assassinat. «Comme nous ignorons les causes du décès, cette possibilité ne peut pas être écartée», a-t-il déclaré. Selon lui, les médecins français n'ont pas pu établir un «diagnostic clair». Même «s'ils n'ont trouvé aucun poison qu'ils connaissent. L'incertitude demeure». Des propos qui ne peuvent qu'entretenir le soupçon.

L'Autorité palestinienne l'avait chargé de récupérer ce pavé de 558 pages accaparé par Souha. Jusqu'au bout, la veuve du chef de l'OLP avait tenté d'interdire à quiconque l'accès à un rapport dont elle s'estime la seule détentrice. «Il n'y a pas d'autre ayant droit que madame Arafat», répétaient dimanche ses avocats parisiens.

Le dossier va être remis à une commission d'enquête palestinienne comprenant des médecins, mais ne devrait pas être rendu public. «Je ne vois pas l'intérêt de publier des données scientifiques que la plupart d'entre nous ne comprennent pas», a insisté Al-Qoudwa.

Au service de santé des armées, on refuse de confirmer qu'un diagnostic a bien été établi. «Une démarche diagnostique compl

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