L'Iran construit un nouveau missile, dont la portée serait suffisante pour atteindre Rome et Berlin. Cette information a été récemment fournie par des opposants au régime de Téhéran, le Conseil national de la résistance iranienne (Moudjahidin du peuple). Malgré les démentis de Téhéran, cette information confirme les craintes de nombreux experts (Libération du 9 juin 2004), alors que la communauté internationale soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
Baptisé «Ghadr», ce missile serait en cours de développement au sein du centre industriel de Hemmat (nord-est de Téhéran) sous la responsabilité d'un général des Gardiens de la révolution, Ahmed Vahid Dasdjerdi.
Sanctions. Cet engin serait de conception nationale, même si l'Iran bénéficie de la collaboration de spécialistes nord-coréens, chinois et russes. Quatre entreprises chinoises et une nord-coréenne se sont d'ailleurs vu imposer, le 1er décembre, des sanctions par le département d'Etat américain, à cause de leur participation au programme balistique iranien.
Le Ghadr différerait des missiles Shahab, une version locale des No-Dong nord-coréens. Toutefois, de nombreuses incertitudes demeurent sur les caractéristiques et les appellations des engins iraniens.
Sa portée maximale serait de 3 000 km, affirment les Moudjahidin du peuple. Lancé depuis le nord-ouest de l'Iran, un missile Ghadr pourrait ainsi atteindre Helsinki, Berlin, Rome ou Naples. A 3 000 km, le missile ne pourrait transporter qu'une charge militai




