Londres de notre correspondante
Le samedi matin est un jour prisé par les touristes et les Londoniens pour déambuler sur Portobello Road, dans le quartier de Notting Hill, quand le marché s'étend le long des trottoirs, avec ses antiquités, ses tee-shirts, ses curiosités, puis, plus bas, ses étals de fruits et légumes. C'est aussi un jour de choix pour venir faire ses emplettes de magic mushrooms, les champignons hallucinogènes en provenance du Mexique ou de la Colombie, offerts à la vente, tout près d'un stand de jouets. En général, ils se taillent un franc succès, notamment auprès des étrangers, ébahis de voir ces champignons en vente libre. Ou des enfants, très avides de comprendre quel est leur usage. A l'autre bout de la ville, sur le marché de Camden Town, il faut s'éloigner un peu de la station de métro pour faire tranquillement le même genre d'achats, parmi les magasins de vêtements, les vendeurs d'encens, d'huiles relaxantes ou de panoplies pur style gothique. Plus pour longtemps ?
Légumes particuliers. Par un mystérieux trou dans la législation qui régit depuis 1971 l'usage des drogues de classe A en Grande-Bretagne, le shroom n'est pas véritablement interdit. Mais, les textes étant assez peu clairs, quelques candidats à ce commerce ont eu l'idée d'interroger le ministère de l'Intérieur pour savoir s'ils encouraient un risque. C'était il y a deux ans. Sur le coup, le Home Office n'y a pas vu malice, répondant que la culture des champignons contenant de la psilocine et




