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Libération

Brown-Blair : deux hommes et un seul fauteuil

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Un livre revient sur la bataille de pouvoir pour mener la campagne 2005.

Publié le 13/01/2005 à 23h36

Londres de notre correspondante

C'est l'heure du spectacle : la séance de questions pour le Premier ministre britannique à 12 heures à la Chambre des communes. Les députés sont échauffés. Comme si, faute de combattants à la hauteur au sein de l'opposition, la joute devait se résumer aux dissensions entre le numéro 1 du gouvernement et son numéro 2, Tony Blair contre Gordon Brown, son ministre des Finances.

Ebranler. Le dernier motif de la querelle réside dans la publication, dimanche, des bonnes feuilles d'un livre de Robert Peston, spécialiste des questions financières au quotidien conservateur Sunday Telegraph, et proche de Gordon Brown. Il revient sur le sujet qui avait alimenté les colonnes de la presse britannique à l'automne. En novembre 2003, ébranlé par sa perte de popularité sur la question irakienne, Tony Blair aurait promis à Gordon Brown de lui céder la place, pour mener la bataille des élections générales qui auront probablement lieu en mai prochain. Or, en septembre dernier, il annonçait qu'il comptait bien obtenir un troisième mandat des électeurs et conduire l'équipe travailliste jusqu'au terme de ce mandat.

Après cette déclaration, Brown, déçu et trahi, aurait lancé à son rival : «Il n'y aura plus rien de ce que vous pourrez me dire désormais que je pourrai croire», raconte Robert Peston. «Comment le Premier ministre a-t-il répondu ?» interrogeait hier, tout carnassier, Michael Howard, le leader de l'opposition. Blair s'est contenté de nier la véracité du récit

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