Jérusalem de notre correspondant
La rapide initiative du président de l'Autorité palestinienne satisfera-t-elle les exigences d'Israël ? Mahmoud Abbas a donné, hier, «l'instruction claire» aux responsables de la sécurité palestinienne de «mettre fin à la violence, y compris à l'encontre d'Israël».
Acculé par le gouvernement israélien à entamer, au moins, «un début d'action contre le terrorisme», Mahmoud Abbas est allé vite en besogne. Afin de mieux contrecarrer les opérations anarchiques des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, liées au Fatah, responsables de centaines d'attaques contre Israël, la décision a été prise d'intégrer leurs membres dans les services de sécurité palestiniens. «Abou Mazen [nom de guerre de Mahmoud Abbas] nous a demandé de le faire le plus vite possible», a déclaré un responsable palestinien, sous couvert d'anonymat.
«Erroné». Par ailleurs, le Conseil national de sécurité palestinien a ordonné une enquête sur l'attaque meurtrière, jeudi dans la bande de Gaza, qui a entraîné le gel par Israël de tout contact avec l'Autorité palestinienne.
Enfin, avant même la venue, demain, de Mahmoud Abbas à Gaza, deux responsables locaux du Fatah, Ahmad Khalkès et Samir Macharawi, mènent des pourparlers avec le Hamas et le Jihad islamique en vue d'un cessez-le-feu.
En visite à Ramallah à la tête d'une délégation d'initiateurs israéliens des «accords de Genève» pour y rencontrer Mahmoud Abbas, Yossi Beilin a regretté la pression exercée sur le président de l'Autorité : «Abou M




