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Libération

Une bombe sexuelle fait débat aux Etats-Unis

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Etudié par le Pentagone, ce projet a indigné les milieux gays.

Publié le 18/01/2005 à 23h41

Washington de notre correspondant

Même sous LSD, le comte de Champignac, ami de Spirou et célèbre inventeur du métomol et d'autres armes non léthales, n'aurait jamais pu avoir une idée aussi abracadabrante : une bombe aphrodisiaque capable de transformer l'armée d'en face en horde de bêtes sexuelles, irrésistiblement attirées les unes vers les autres. Mais au Pentagone, tout est possible. Au début des années 1990, dans le plus grand secret d'un laboratoire de l'US Air Force, à Dayton dans l'Ohio, des scientifiques ont caressé l'idée d'une telle bombe.

En faisant jouer le Freedom of Information Act, une organisation luttant pour la transparence des programmes d'armes chimiques et biologiques a mis la main sur un document dans lequel le laboratoire évoque des recherches sur des «produits chimiques affectant le comportement humain de telle sorte que la discipline et la morale de l'ennemi en seraient affectées» et donne comme exemple «des aphrodisiaques très puissants», spécialement «désagréables» s'ils pouvaient «déclencher des comportements homosexuels». Le document évoque d'autres pistes : des produits attirant les rats ou les insectes vers l'ennemi, rendant la lumière, du jour insupportable, ou donnant une mauvaise haleine chronique (ce qui serait bien évidemment utile pour pister, à l'aide de chiens, les membres d'une guérilla se mêlant à la population).

La recherche sur la bombe aphrodisiaque n'a jamais été développée, a juré le Pentagone. L'association de défense des militai

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