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Libération

Condoleezza Rice, la diplomatie américaine change de ton

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Publié le 19/01/2005 à 23h43

Washington de notre correspondant

«Nos rapports avec le reste du monde doivent reposer sur le dialogue, pas le monologue... Des alliances et des institutions multilatérales peuvent multiplier la force des pays qui aiment la liberté...» Par instants, en écoutant Condoleezza Rice s'adresser aux sénateurs hier, on pouvait avoir la sensation d'entendre une farouche opposante de la politique étrangère de Bush. Il n'était question que de diplomatie, de coopération avec les alliés traditionnels, d'écoute du monde, de respect des règles et traités internationaux... «Le temps de la diplomatie est venu», a répété à deux reprises la conseillère pour la sécurité nationale, qui a été choisie par Bush pour succéder à son secrétaire d'Etat, Colin Powell. Elle a insisté sur la nécessité pour les Américains de s'ouvrir, d'apprendre des langues, de découvrir «les cultures» des autres.

Changement de priorité. Après cette audition, il n'y a plus de doute : Bush 2 semble déterminé à effacer l'unilatéralisme de Bush 1. C'est le message qu'il ne cesse d'envoyer depuis sa réélection, le 2 novembre. Il tend si souvent la main qu'on croirait voir une pieuvre. En répétant que «le temps de la diplomatie était venu», Condoleezza Rice a confirmé le changement de priorité désiré par le président américain, dont le premier mandat a été marqué par l'affirmation de la force militaire américaine. Désormais, a fait comprendre Rice, le département d'Etat allait revenir au centre du jeu et reprendre le dessus sur

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