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Libération

Chavez exige des excuses de Bogota

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La Colombie nie avoir capturé un chef des Farc au Venezuela.

Publié le 20/01/2005 à 23h46

Caracas de notre correspondant

Entre Bogota et Caracas, la crise s'aggrave. Lundi, les autorités colombiennes ont accusé le Venezuela d'héberger sciemment des terroristes tandis que le gouvernement de Hugo Chavez attendait de son côté toujours des excuses. A l'origine de la brouille, l'arrestation de Rodrigo Granda, «ministre des affaires étrangères» des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes). La police colombienne soutient qu'elle a eu lieu le 15 décembre sur son territoire, à Cucuta, ville frontière avec le Venezuela.

Mais rapidement, la rumeur court : Granda aurait été capturé au centre de Caracas, deux jours plus tôt. Thèse qu'accrédite, le 3 janvier, la guérilla marxiste. Tout comme le journaliste colombien Omar Roberto Rodríguez, sur l'antenne de Radio Caracol : «Le 13 décembre, je parle avec Granda dans une cafétéria de Caracas. Il reçoit un coup de téléphone, s'éloigne pour y répondre. [...] Au moment de revenir vers la table, il reçoit un autre appel, repart, et à partir de là, je ne sais plus rien. Il a laissé ses affaires en plan.»

Dénégations. Le gouvernement vénézuélien affirme détenir les preuves de la capture du guérillero à Caracas, et Chavez demande des explications... puis des excuses quand Bogota admet avoir payé une récompense aux informateurs qui ont permis l'arrestation du dirigeant des Farc. Vendredi, devant les persistantes dénégations colombiennes, le chef de l'Etat a rappelé son ambassadeur à Bogota et ordonné la suspension de tou

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