Washington de notre correspondant
Un président pyromane ? «Par nos efforts, nous avons allumé un feu, un feu dans l'esprit des hommes. Il réchauffe ceux qui sentent sa chaleur, il brûle ceux qui combattent sa progression, et, un jour, ce feu indompté de la liberté gagnera les coins les plus sombres de notre monde», a lancé George W. Bush, lors de son discours d'investiture, hier à midi, devant le Capitole, juste après sa prestation de serment.
Un discours très offensif, largement consacré à ce «feu» de la liberté, seul moyen selon lui de vaincre le terrorisme. «La survie de la liberté dans notre patrie dépend de plus en plus du succès de la liberté dans d'autres patries. Le meilleur espoir de paix pour notre monde, c'est d'étendre la liberté partout», a-t-il déclaré devant les ténors de la classe politique américaine. La poursuite de la liberté de tous les hommes, parce qu'ils sont «à l'image du Créateur», fait partie de la «mission» historique des Américains, estime Bush. Elle répond aussi à un «impératif urgent pour la sécurité de la nation». Jamais, pourtant, il n'a prononcé le mot «Irak».
Le Président a également consacré un long passage à la «société de propriété» qu'il espère substituer, dans son pays, à l'Etat-providence : «Nous élargirons la propriété de nos maisons et de nos entreprises, de notre épargne retraite et de notre assurance santé, pour préparer notre peuple aux défis de la vie dans une société libre.» Cependant, c'est surtout sa promesse enflammée d'aide




