Jérusalem de notre correspondant
Signe d'accalmie ? Pas une seule roquette artisanale Qassam n'a été tirée à partir de Gaza sur une localité israélienne depuis mardi. Signe, aussi, de la volonté de la direction palestinienne de prouver le sérieux de ses intentions : des centaines de membres des forces de sécurité se sont déployées, hier, dans les villes et dans le nord de la bande de Gaza. Avec, pour mission, d'empêcher les attaques vers Israël à partir de cette zone.
Déploiement. Cette pause était la condition sine qua non émise par Israël pour la suspension d'une opération militaire à Gaza. La reprise des contacts avec les Palestiniens, «sécuritaires et non-politiques» s'est traduite, pour l'heure, par une réunion mercredi soir au poste de passage d'Erez, entre responsables militaires palestiniens et israéliens. Hier matin, le programme de déploiement des forces palestiniennes a été approuvé par les deux parties.
Autre signe des efforts palestiniens : l'enquête diligentée par Rachid Abou Chabak, chef de la Sécurité préventive de Gaza, afin d'établir les responsabilités, voire les complicités, dans l'attaque du point de passage de Karni jeudi dernier. De leur côté, les autorités israéliennes ont autorisé la réouverture du poste frontière avec l'Egypte de Rafah, qu'elles avaient fermé en décembre, après la destruction d'un fortin et la mort de cinq de ses soldats.
«Début d'un changement à Gaza ?», s'interrogent les éditorialistes de la presse israélienne. Sans doute. Le présiden




