Jérusalem de notre correspondant
Fragile. La trêve de fait, instaurée à Gaza depuis que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s'emploie à négocier avec les factions, ne tient qu'à un fil. Cependant, dans un entretien à la télévision palestinienne, hier soir, ce dernier a confirmé que le «dialogue national» a fait «des progrès significatifs» et que, «bientôt, un accord pourra être atteint». Il a aussi demandé que les Israéliens «mettent un terme à leurs attaques contre [nos] villes et [notre] peuple, cessent de traquer les personnes recherchées, laissent revenir chez elles les personnes bannies et accordent la priorité à la question des détenus».
Stratégie. L'expression «dialogue national» traduit la stratégie même du nouveau président, sa détermination et ses prudences : la persuasion plutôt que la force, et la fin de la violence grâce à l'association des différentes organisations extrémistes aux affaires politiques de l'Autorité. Personne ne veut se risquer à faire le premier pas pour décréter le cessez-le-feu, mais tous y pensent. Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas à Gaza, affiche ainsi sa stratégie : «Ces discussions doivent se poursuivre en l'absence d'escalade de la violence, y compris de notre part. Ce n'est pas un cessez-le-feu. Il s'agit d'une tactique pour éviter de donner à l'ennemi un prétexte pour aggraver la situation pendant le dialogue, ce qui y mettrait fin.» Avec cette précision, indispensable : «Il n'y aura pas de calme sans prix à pay




