Washington de notre correspondant
George W. Bush ne regrette pas le discours d'investiture qu'il a prononcé la semaine dernière au cours duquel il avait promis d'attiser le «feu de la liberté» partout dans le monde. «J'ai fermement planté le drapeau de la liberté. Ce défi me passionne», a-t-il déclaré hier, joignant le geste à la parole lors de la première conférence de presse de l'année et de son second mandat. Mais à l'exception de cette phrase, Bush a plutôt cherché hier à faire oublier les naïvetés de son discours «pyromane». En Irak ou ailleurs, la démocratie est un «progrès», on n'y arrive pas de façon «instantanée», c'est un «objectif à long terme», c'est un travail «pour les générations futures», a-t-il insisté, cherchant à dégonfler l'impression donnée jeudi d'être déconnecté des réalités internationales.
Découragement. Il n'en reste pas moins optimiste. L'élection de dimanche en Irak sera un «grand moment» dans l'histoire de ce pays, a-t-il promis. Il s'attend à ce que «beaucoup d'Irakiens votent», se refusant toutefois à tout pronostic : «Le simple fait qu'ils votent est déjà un succès», s'est-il borné à déclarer dans la petite salle de presse de la Maison Blanche, bondée pour l'occasion. Il a appelé les Irakiens à prendre leur courage à deux mains pour se rendre aux urnes dimanche : «J'appelle le peuple à défier ces terroristes.» Ces derniers «ont peur d'une société libre», a-t-il déclaré en évoquant le récent message de menaces du terroriste Al-Zarqaoui, dans lequ




