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Les espoirs de Tiananmen enterrés avec Zhao Ziyang

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L'ex-chef du PCC, qui s'était opposé à la répression du Printemps de Pékin, a été incinéré samedi sous haute surveillance policière.

Publié le 31/01/2005 à 0h14

Pékin intérim

Le cimetière révolutionnaire de Babaoshan, dans la banlieue ouest de Pékin, était entièrement ceinturé de policiers samedi matin. Impossible de s'en approcher.

Sur le trottoir en face du cimetière, entre les curieux, les policiers en civil et les journalistes étrangers, seul un petit groupe de quelques dizaines d'inconditionnels est venu clamer son soutien au disparu. Des personnes assez âgées pour la plupart, dont certaines ont fait des centaines de kilomètres pour honorer l'ancien numéro 1 du parti qui s'était opposé à l'envoi des chars place Tiananmen, en juin 1989, lors du printemps de Pékin, ce qui lui avait valu d'être limogé et de finir sa vie en résidence surveillée.

Dispersés. Bandeau blanc sur le front en signe de deuil, des fleurs et des portraits de Zhao dans les mains, les manifestants ont scandé leurs slogans : «Nous aimons Zhao Ziyang, nous aimons notre pays, mais notre pays ne nous aime pas, il n'aime pas la démocratie.»

Avec des tapes sur l'épaule et l'air triste, les policiers les ont dispersés. Mais ceux qui ne voulaient pas se taire ont tout de même été emmenés de force et ne sont pas revenus.

A l'intérieur du cimetière, quelques centaines d'invités seulement, triés sur le volet, ont pu assister à la cérémonie, contrairement aux souhaits de la famille qui voulait que les funérailles soient ouvertes au public. Le numéro 4 du régime, Jia Qinglin, représentait le parti, mais aucune oraison funèbre n'a été prononcée. «Il reposait en veste bleue sous

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