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Libération

La mobilisation des colons n'entame pas celle de Sharon

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Publié le 01/02/2005 à 0h17

Jérusalem de notre correspondant

La «révolution orange». A l'image de celle de Kiev, qui a donné la victoire à Victor Iouchtchenko. La «révolution orange» est la dernière tactique des dizaines de milliers de colons et de leurs sympathisants pour faire fléchir Ariel Sharon. L'orange est aussi la couleur du Goush Katif, dans le sud de Gaza, dont les colonies doivent être évacuées cet été.

«Titus, Nabuchodonosor, Sharon» (les deux premiers sont des ennemis «historiques» du peuple juif), «le dictateur», «évacuation = épuration ethnique»... Face au Parlement, sous une mer de drapeaux d'Israël repeints sur fond orange, une manifestation de plus de 100 000 personnes a brandi, dimanche soir, ces slogans, hué le nom du Premier ministre, déploré le «mépris de la démocratie» et réclamé un référendum afin de trancher le sort des colonies. Depuis quelques semaines, un village de toile a été dressé par les colons du Goush Katif, en contrebas du Parlement, où les militants, voire des familles, se relaient nuit et jour avec l'espoir de réitérer le succès de leurs inspirateurs ukrainiens.

Les voix en faveur du «refus d'obéissance», le jour venu, se multiplient. De nombreux rabbins et des officiers, pour la plupart religieux, incitent à s'opposer au «transfert de juifs hors de la terre d'Israël». D'autant que le récent réchauffement des relations avec les Palestiniens laisse entrevoir que d'autres concessions pourraient être acceptées par le gouvernement israélien.

Pour l'heure, les petits pas se

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