Pour Ali Jarbaoui, professeur de sciences politiques à l'université palestinienne de Bir Zeit, le sommet de Charm el-Cheikh marque l'arrêt officiel de l'Intifada, mais pas pour autant une relance du processus de paix.
Quelle est la signification de cette journée ?
Je pense que nous avons assisté à la proclamation officielle de la fin de l'Intifada. Cette trêve sera-t-elle provisoire ? Le soulèvement peut-il reprendre ? Je l'ignore. Les Palestiniens sont épuisés par quatre ans et demi d'affrontements et de privations. Dans l'état actuel des choses, tout groupe qui briserait le cessez-le-feu aurait contre lui la majorité de l'opinion palestinienne.
Mahmoud Abbas a évoqué une nouvelle ère.
J'ignore si ce sommet nous conduira quelque part ou s'il s'agira une fois de plus d'une grossesse nerveuse. Wait and see ! Nous avons assisté à la répétition de la cérémonie du 13 septembre 1993 à Washington (1). On se serre la main, on se congratule. On parle de paix, pas de substance. Je n'ai rien vu ou entendu aujourd'hui qui me permette de penser que les Israéliens et les Américains ont diamétralement changé leur attitude. On ne discute que de points de détails, de savoir si on va libérer 200 ou 220 prisonniers palestiniens et sur quels critères... Si les changements ne portent pas sur le fond de la négociation Jérusalem, la souveraineté, les frontières, les réfugiés, l'eau, nous allons une fois de plus dans le mur.
Selon les sondages, un vent d'optimisme souffle dans les territoires palestiniens ?
Les Palestiniens souhaitent sortir de la misère qui est la leur. Ils veulent la fin des bouclages, une liberté de mouvement, un redressement de l'économie. Ils as




