Jérusalem envoyé spécial
Raffarin en petit télégraphiste de l'Elysée... Hier, pour son premier voyage en Israël, le Premier ministre était en mission commandée par le chef de l'Etat pour tenter de modifier l'image d'une France dénoncée à l'unisson comme proarabe par la classe politique et les médias israéliens et encore très récemment en France, par le président du Crif, Roger Cukierman. Rappel des liens historiques unissant la France et l'Etat hébreu, hommage répété aux victimes du nazisme, ton martial contre les actes antisémites en France : que ce soit au Mémorial de la déportation française de Roglit, au sud-ouest de Jérusalem, ou devant la communauté française d'Israël, le Premier ministre n'a pas lésiné sur les démonstrations d'amitié. Reçu en tête-à-tête pendant une heure par son homologue israélien, il a salué «le courage politique d'Ariel Sharon» dans sa décision de se retirer de Gaza et de renouer le dialogue avec les Palestiniens.
Signaux. Rééquilibrer la politique française au Proche-Orient : telle est la petite musique qu'on entend depuis quelques semaines à Paris. Michel Barnier, réputé plus atlantiste que son prédécesseur Dominique de Villepin, en a fait l'un des objectifs de son passage au Quai d'Orsay. Le chef de l'Etat a opéré un rapprochement avec les Etats-Unis sur le dos de la Syrie. L'invitation à participer à l'inauguration du nouveau musée de Yad Vashem était l'occasion d'illustrer ce nouveau cours. Et d'envoyer des signaux. Par exemple en choisissant




