Londres de notre correspondante
C'est une sorte de fébrilité molle qui agite la Grande-Bretagne. Le Premier ministre Tony Blair n'a pas encore lancé officiellement le jeu électoral, c'est-à-dire en annonçant la date des élections à la Chambre des communes même s'il est désormais admis par tous les observateurs qu'elles auront lieu le 5 mai. Pas de démarrage officiel donc, mais une campagne qui a pourtant commencé.
Style arrogant. Depuis la mi-février, Tony Blair s'est lancé dans une reconquête de son électorat. En participant notamment à une émission de télévision sur ITV qui lui a valu de se faire éreinter en direct par des électrices travaillistes déçues. Et en se lançant dans une sorte d'exercice de contrition publique sur son style arrogant et en recentrant ses objectifs sur les préoccupations quotidiennes des Britanniques, alors qu'il n'était plus perçu que comme l'homme de la guerre en Irak.
Le retour au-devant de la scène, hier, de Gordon Brown, le chancelier de l'Echiquier, lors de la présentation du budget 2005, a redonné un peu de nerf à cette précampagne, et montré que le frère ennemi de Blair, écarté du dispositif central de la campagne au sein du Labour, est indispensable au Parti travailliste. Surtout pour une bataille qui s'annonce centrée sur les questions économiques et sur les enjeux de la santé ou de l'éducation.
Les conservateurs, qui cherchent tous les angles d'attaque possibles, avaient lancé la bataille le mois dernier sur la situation des retraités qui




