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Libération

Le vrai-faux «printemps américain»

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Bush cherche à se rapprocher de l'Europe mais place des «faucons» sur la scène internationale.

Publié le 21/03/2005 à 1h04

Washington de notre correspondant

Où va George W. Bush ? Rarement la politique étrangère américaine n'aura été si contradictoire. D'un côté, le Président multiplie les messages de réconciliation vers l'Europe, se montrant plus ouvert à une approche multilatérale des problèmes du monde. Sur plusieurs dossiers, sa secrétaire d'Etat Condoleezza Rice se démarque de la ligne dure de l'administration. Elle s'est montrée à l'écoute des Européens sur l'Iran, en reconnaissant l'utilité du dialogue qu'ils ont engagé avec les mollahs ; au Liban, elle n'insiste plus sur la nécessité d'ostraciser le Hezbollah, ayant compris qu'il valait mieux laisser les Libanais libres de leurs choix politiques.

Dans le même temps, Washington envoie des signaux qui démentent ce «printemps américain». Bush vient ainsi de décider de nommer le champion de l'unilatéralisme, Paul Wolfowitz, jusque-là numéro deux du Pentagone, à la tête de la Banque mondiale. Cette nomination suit celle d'un autre faucon, John Bolton, jusque-là sous-secrétaire d'Etat chargé du désarmement, au poste d'ambassadeur auprès de l'ONU, une institution qu'il méprise ouvertement...

Faciliter. A Washington, diplomates et experts tentent de déchiffrer ces mouvements contradictoires. Selon l'analyse la plus courante, Bush essaye de faciliter le travail de Condoleezza Rice en débarrassant l'administration des idéologues tout en ménageant les durs de son administration, à commencer par son vice-président Dick Cheney et son secrétaire à la Déf

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