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Libération

A Tulkarem, les Palestiniens se sentent toujours enfermés

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Cette ville de Cisjordanie est la deuxième rétrocédée par Israël.

Publié le 23/03/2005 à 1h06

Tulkarem envoyé spécial

Aquelques heures de la remise du contrôle sécuritaire de sa ville par l'armée israélienne, le commandant palestinien de la région de Tulkarem, le général Saïd Abou Facha, se disait prêt. «En une demi-heure, nous nous déploierons sur les zones que nous avons déjà repérées», lâche cet officier formé à l'école de Cherchell en Algérie. Dans la nuit de lundi à mardi, l'affaire a été réglée avec son homologue israélien. «Lorsque nous disons contrôle sécuritaire, c'est toute la sécurité, y compris la prévention d'attentats vers Israël», précise le général Abou Facha, qui dispose de 2 000 hommes, dont seul le tiers est armé.

Part active .Tulkarem est la deuxième ville de Cisjordanie dont la sécurité est rétrocédée à l'Autorité palestinienne par le gouvernement Sharon, selon l'accord de Charm el-Cheikh, signé en février. Mais, contrairement à Jéricho restitué la semaine dernière, Tulkarem a pris une part active à l'Intifada. Les auteurs du dernier attentat-suicide du 25 février, à l'entrée d'une discothèque de Tel-Aviv, venaient d'un village voisin.

La pierre d'achoppement du désengagement israélien reste le contrôle des barrages militaires ceinturant Tulkarem. Celui de l'est a été démantelé et ceux du nord seront levés dans quelques semaines. A l'ouest, Tulkarem est séparé d'Israël par un mur de 8 mètres de haut, en surplomb d'une autoroute, puis par une barrière de sécurité, avec senseurs, caméras et postes de guet.

Les 40 000 habitants du district voudraient po

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