Menu
Libération

L'appel des médias européens pour libérer les otages

Réservé aux abonnés

Réunion hier à Bruxelles pour Florence Aubenas et Hussein Hanoun.

Publié le 23/03/2005 à 1h06

Bruxelles (UE) correspondance

Les médias européens ont lancé, hier, un appel sans précédent aux institutions européennes et aux Etats membres pour qu'ils «multiplient les initiatives en faveur des deux otages» : la journaliste de Libération Florence Aubenas et son guide Hussein Hanoun, enlevés en Irak le 5 janvier. Réunis symboliquement à Bruxelles peu avant l'ouverture du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, le message se voulait clair : il ne suffit pas de proclamer que l'on est pour la liberté de la presse, ce sont les actes qui comptent.

«Echo.» «Serge July [le PDG de Libération, ndlr] a mobilisé mille fanfares en France pour que, selon l'expression de Libération, leur tintamarre parvienne jusqu'à Bagdad, j'espère que l'écho de votre sommet d'aujourd'hui sera tout aussi percutant», a déclaré Josep Borrell, le président du Parlement européen où se tenait la réunion. Serge July, a, lui, rappelé qu'on était sans nouvelles de la journaliste et de son guide depuis 76 jours, hier : «Ils ont été enlevés par un groupe sans nom et pour l'heure sans revendication. Un groupe qui semble jouer la stratégie de l'insupportable attente. Insupportable pour les otages. Insupportable pour leurs familles. Insupportable pour notre profession.»

«Liberté.» Près d'une cinquantaine de patrons de médias venus de nombreux pays d'Europe ont ensuite signé l'appel (lire ci-dessous). Parmi eux, le directeur du journal italien Il Manifesto, pour lequel travaille Giuliana Sgrena, libérée le 4 mars a

Dans la même rubrique