Washington de notre correspondant
Pour maintenir en vie leur fille, en état végétatif irréversible depuis quinze ans, les parents de Terri Schiavo auront tout essayé. Ils arrivent maintenant au bout de leurs cartouches. Hier, la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté leur demande de «rebrancher» le tube d'alimentation de leur fille, retiré vendredi dernier. Terri Schiavo devrait mourir dans les prochains jours, mettant un terme à l'une des plus grandes batailles politico-judiciaires de ces dernières années. Elle s'affaiblit rapidement. Son frère Bobby, après lui avoir rendu visite, a évoqué pour la décrire les images de «camps de concentration allemands». Les médecins n'ont pas le droit, légalement, d'accélérer sa mort.
L'affaire a opposé pendant plusieurs années d'un côté Michael Schiavo, le mari de Terri, qui a sa tutelle légale et considère qu'elle n'aurait jamais accepté de vivre dans cet état, et de l'autre Bob et Mary Schindler, les parents de la Floridienne de 41 ans, qui affirment qu'elle continue à exprimer des sentiments et à réagir. Ces derniers sont soutenus par les organisations chrétiennes et par l'Eglise catholique, qui dénoncent l'«exécution d'une innocente». Devant la clinique où Terri Schiavo meurt, en Floride, des militants chrétiens continuent à manifester et à prier en silence.
L'intervention de dernière minute du Congrès américain, le week-end dernier, n'aura donc servi à rien. Les élus avaient voté en catastrophe une «loi Terri» pour autoriser les parents à




