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Libération

Va-et-vient au comité de soutien

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Publié le 05/04/2005 à 1h29

Dans le hall de la mairie du Xe, deux gouttes. L'une rosée, l'autre orangée, les deux fluo. Deux gouttes couleur d'espoir qui conduisent à une flèche jaune citron. C'est là, derrière cette grande vitre, que se tient à Paris (1) la permanence du comité de soutien à Florence Aubenas et Hussein Hanoun al-Saadi, autour d'une grande table couverte d'une nappe légère avec pleins de ronds bleu-vert, une nappe apportée par Macha, une artiste, comme son mari, Jérôme. C'est aussi Macha qui a posé les gouttes et agrémenté l'un des deux grands murs du comité d'un ripolinage au vert franc sur lequel elle a collé des déchirures de journaux ou cette bulle de BD où l'on peut lire «enfin, après cette interminable attente...» Sur l'autre mur, en langue arabe, une danse calligraphiée clame : «Nous informer, c'est leur métier ; les sauver, c'est notre devoir» (la traduction française est dessous en lettres capitales). Un dessin d'enfant s'est glissé dans cette fresque : une maison plantée de drapeaux et ces mots : «Florence rentre à la maison !»

Opération «bâches». Vendredi dernier à 10 heures du matin, Florence n'était pas encore rentrée, le pape n'était pas encore mort, au comité de soutien c'était un jour ordinaire. Anne-Sophie était là, José aussi. Ils assuraient la permanence du matin, elle, une ancienne élève du CFJ (Centre de formation des journalistes) comme Florence, lui, un ami de Benoît Aubenas, le père. A 10 h 17, Pierre est entré. Il venait du bureau de l'état civil où il était allé

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