Jérusalem de notre correspondant
Evacuation. C'est le seul mot d'ordre immédiat entre les Etats-Unis et Israël. Du moins, jusqu'à cet été, après l'abandon des colonies de Gaza. En recevant Ariel Sharon dans son ranch de Crawford, au Texas, George Bush avait à l'esprit de l'«encourager» et de le «remercier» pour cette «initiative courageuse». Sans taire, toutefois, ses réserves, sinon son opposition, à la politique d'extension des colonies en Cisjordanie.
Le président américain a réitéré son «soutien à l'établissement d'un Etat palestinien viable, continu, souverain et indépendant». Et rappelé à son hôte de ne rien faire qui «contrevienne aux obligations de la feuille de route ou porte préjudice à des négociations finales». Bref, d'abord «démanteler les avant-postes illégaux» et, surtout, geler en l'état les colonies, sans rejeter pour autant «les nouvelles réalités [créées] sur le terrain». Manière d'avaliser la revendication israélienne de conserver des «blocs de colonies», lors d'un règlement définitif du conflit.
Pour sa part, Sharon a été aussi clair. D'abord, ne pas se satisfaire de «solutions temporaires à propos du terrorisme» et «agir de manière déterminée pour démanteler ses structures». Cela, à l'adresse indirecte de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, auquel il reproche de ne pas agir assez. Ensuite, Sharon a réaffirmé que dans «n'importe quel statut final, les centres majeurs de population juive de Judée et Samarie resteront partie de l'Etat d'Isra




