Beyrouth correspondance
La grave crise politique libanaise semble finie : le nouveau gouvernement dirigé par Nagib Miqati a obtenu, hier matin, le soutien d'une majorité écrasante des députés lors du vote de confiance organisé à l'Assemblée parlementaire. Ses ministres vont maintenant s'atteler à la tâche qui leur incombe : organiser les élections législatives.
Fait exceptionnel. Le scrutin se tiendra à partir du 29 mai sur quatre dimanches successifs. Après des semaines de tergiversations et au lendemain du départ des troupes syriennes, les dates sont définitives, la Chambre ayant dans la foulée prorogé son mandat de trois semaines pour éviter tout vide législatif. La crise politique dans laquelle était plongé le pays du Cèdre depuis la démission de l'ancien Premier ministre Omar Karamé, le 28 février, prend donc fin, et ce sur un fait exceptionnel, 97 % des députés présents ont donné leur confiance au nouveau cabinet qui a respecté les promesses faites par Nagib Miqati au lendemain de sa nomination.
Il reste maintenant à adopter la loi déterminant le découpage électoral. Depuis la fin de la guerre (1975-1990), la loi électorale a été différente pour chaque scrutin législatif. On peut déjà s'attendre à des débats houleux. D'un côté, la grande majorité de l'opposition défend le caza, la petite circonscription, qui permettra aux électeurs chrétiens, dans leur grande majorité opposés à la tutelle syrienne, d'imposer plus facilement leurs députés. De l'autre, les partis chiites pr




