En sanglots au bout de dix minutes de témoignage, Debbie Rowe a créé la surprise dans le petit tribunal feutré de Santa Maria, en Californie. L'ex-femme de Michael Jackson était censée être le dernier témoin explosif de l'accusation, sur le point de clore son dossier, après quarante jours de procès. Le procureur moustachu Tom Sneddon s'attendait à une divorcée de 45 ans amère, car en pleine bataille juridique pour obtenir de Jackson le droit de visite à ses deux enfants Prince Michael et Paris , qu'elle n'a pas vus depuis près de trois ans. Mais, au lieu de cela, Debbie Rowe explique avoir participé à une vidéo pour innocenter Michael Jackson par affection : «Il est encore mon ami», déclare cette grande blonde corpulente, en jetant une oeillade et un triste sourire à son ex-mari impassible.
Témoignages bancals. L'ancien pseudo-couple bizarre ne se parle plus depuis le divorce, en 1999. Mais, en février 2003, Michael Jackson est plongé en plein scandale, causé par un documentaire choc. A sa demande, Debbie accepte de tourner une vidéo de réfutation dans l'espoir de «reprendre contact avec Michael et les enfants». Elle avoue avoir menti, et loue les compétences de père de Jackson devant la caméra. Mais elle nie avoir suivi un scénario préparé à l'avance par l'entourage de la star. Or cette déclaration était très attendue par l'accusation, pour renforcer d'autres témoignages bancals, au coeur de ce procès : ceux du jeune accusateur de 15 ans, Gavin, et de sa




