A Islamabad, à Jérusalem
Avant même qu'elle soit confirmée, la profanation présumée du Coran sur la base américaine de Guantanamo est en train de mettre le feu aux poudres dans le monde arabo-musulman. C'est en Afghanistan qu'ont eu lieu les plus violentes manifestations, le scandale cristallisant un mécontentement latent parmi la population depuis l'invasion américaine en 2001. Les manifestations qui se succèdent depuis mardi ont déjà fait 14 morts, dont la moitié pour la seule journée de vendredi, et une centaine de blessés. Cantonnées d'abord au sud-est du pays, les manifestations ont gagné 10 provinces sur 34.
Vendredi, jour de prière, les mollahs ont soufflé sur les braises de la contestation en délivrant des prêches très virulents contre l'Amérique. A la sortie des mosquées, des manifestations très agressives se sont produites. Quatre personnes ont trouvé la mort et une vingtaine d'autres ont été blessées lors d'affrontements avec la police dans des provinces du sud. Dans le nord du pays, trois manifestants sont morts et une vingtaine d'autres ont été blessés. Après la mise à sac et l'incendie de nombreuses ONG, à Faizabad, les expatriés ont été évacués. A Kaboul, en revanche, une cinquantaine de personnes ont manifesté sans incident.
Groupes organisés. C'est la ville pachtoune de Djalalabàd, proche de la frontière pakistanaise, qui a connu, mercredi, les heurts les plus violents lorsque 10 000 manifestants se sont attaqués aux agences de l'ONU, à des ONG et au consulat d




