La belle union de l'opposition libanaise, fer de lance de l'«Intifada de l'indépendance», a vécu. A moins de trois semaines des législatives, ses responsables sont divisés et il est de plus en plus improbable qu'ils présentent un programme commun aux élections. Première pomme de discorde : la loi électorale. Fondée sur la grande circonscription, elle favorise trois familles politiques : les druzes de Walid Joumblatt, les sunnites de Saad Hariri, le fils de l'ancien Premier ministre assassiné le 14 février, et les chiites du Hezbollah et d'Amal. En revanche, elle «met les candidats chrétiens à la merci du vote musulman», selon le Conseil des évêques maronites. Alors que la plupart des chefs de l'opposition estiment qu'il est trop tard pour modifier ce code électoral le scrutin doit débuter le 29 mai , certains leaders maronites sont entrés en dissidence.
Nouvelle loi. «Nous ne nous soumettrons jamais à cette situation et nous refusons les réunions folkloriques qui se tiennent pour monter des scénarios d'alliance qui ne sont que traîtrise et tromperie», déclarait mercredi Michel Aoun avant d'appeler à la mobilisation. De retour au Liban après quatorze ans d'exil, le général demande à ce que le Parlement examine une nouvelle loi, quitte à proroger son «mandat d'une semaine ou deux». Faute de quoi son mouvement, le Courant patriotique libre, pourrait inciter la population à «un boycott partiel du scrutin», indiquait vendredi Tony Nasrallah, responsable du parti.
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