Menu
Libération

Londres prêt à endosser le rôle de trouble-fête européen

Réservé aux abonnés

Le vote du budget risque d'achopper sur la question du chèque britannique.

Publié le 14/06/2005 à 2h35

Bruxelles (UE) de notre correspondant

Tony Blair va-t-il, à son corps défendant, voler au secours de Jacques Chirac ? En refusant toute discussion sur son «chèque», qui lui permet de verser moins que son écot normal au budget communautaire, le Premier ministre britannique prend le risque d'apparaître comme le responsable de l'échec du Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement des 16 et 17 juin, qui est censé adopter le budget de l'Union pour la période 2007-2013. Or les Vingt-Cinq ont absolument besoin d'un succès, après l'échec des référendums sur la Constitution en France et aux Pays-Bas, afin de montrer aux citoyens que l'Union continue à fonctionner. Le président français aurait alors beau jeu d'accuser Londres, totalement isolé dans la défense de son «rabais», d'aggraver la crise politique que traverse l'Europe.

Veto. C'est le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, qui a brutalement fait monter la température en agitant la menace d'un veto, dimanche soir à Luxembourg, où se tenait un conclave des chefs de la diplomatie. «Le Premier ministre, le chancelier de l'Echiquier et moi-même avons été clairs sur le fait que nous sommes prêts à user si nécessaire de notre veto» si ce «chèque» est remis en question, a-t-il martelé. Or, dans l'Union, c'est celui qui dégaine le premier le veto qui a diplomatiquement perdu...

Jusque-là, pourtant, le gouvernement britannique avait plutôt bien joué en pointant du doigt le montant élevé des dépenses agricoles européennes. «Vou

Dans la même rubrique