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Libération

Les médias français souhaitent coopérer en Irak

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Après la libération des otages, le principe d'une logistique commune est retenu.

Publié le 18/06/2005 à 2h39

Joie, émotion et applaudissements vendredi au siège de Radio France, à Paris, pour la septième réunion des directeurs de rédaction : Florence Aubenas et Hussein Hanoun étaient enfin là, eux pour qui toute la presse française s'est mobilisée pendant plus de cinq mois. Une mobilisation exceptionnelle, dont témoigne ce rassemblement peu banal et répété de responsables de médias habituellement plus concurrents, voire rivaux.

Depuis très longtemps sans doute, la profession n'avait affiché une telle solidarité. D'où la question posée dès le début de la réunion par Serge July, le directeur de Libération : et maintenant ? Le cycle de ces réunions doit-il prendre fin, l'objectif étant atteint ? Ou au contraire faut-il prolonger cette expérience, et la réflexion collective entamée sur les conditions d'exercice du métier dans les zones à risque ? Toutes les interventions sont allées dans le même sens : comme l'a relevé un des participants, on sentait autour de la table une volonté commune de préserver le «trésor» qu'ont constitué ces réunions, et de continuer l'échange, particulièrement sur l'Irak, où des reporters de plusieurs nationalités ont été pris ces derniers mois en otages, et semblent désormais des cibles en tant que journalistes.

La spécificité de Bagdad a été soulignée: de l'avis général, il est impossible de continuer à y travailler comme avant, c'est-à-dire à la française, en immersion et en proximité avec le terrain. Il faut s'y prendre autrement, mais pas uniquement en rep

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