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Scrutin sur mesure pour Déby au Tchad

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Le chef de l'Etat peut se représenter en 2006 après la victoire du oui au référendum constitutionnel.

Publié le 23/06/2005 à 2h42

N'Djamena correspondance

Le président tchadien Idriss Déby pourra se représenter autant de fois qu'il le souhaite au terme d'un référendum organisé le 6 juin. «La voie est libre pour Déby maintenant», commentait mardi un commerçant de N'Djamena. Pendant plus de sept heures, il avait écouté à la radio nationale les résultats du référendum, égrenés préfecture par préfecture, en français puis en arabe. Des résultats sans surprise : d'après les chiffres officiels, le oui l'a emporté massivement à 77,80 % tandis que le non s'élève à 22,20 %. Les Tchadiens se sont prononcés sur la modification de la Constitution de 1996, dont la principale mesure consiste à permettre le maintien au pouvoir du président. A la tête de l'Etat depuis 1990 après avoir chassé Hissène Habré et élu deux fois, en 1996 et en 2001, Idriss Déby pourra ainsi briguer un nouveau mandat en 2006.

«Jour de deuil national». La victoire du oui n'a guère étonné puisque les partis d'opposition ont dès le début du projet de réforme refusé de mener campagne. Seul le parti au pouvoir, le Mouvement patriotique du salut, et ses alliés ont siégé à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et sillonné le pays en faveur du oui. L'opposition dans son ensemble a appelé les citoyens à boycotter le scrutin, qualifiant le 6 juin de «jour de deuil national». Aussitôt les résultats publiés, les réactions ne se sont pas fait attendre. Certains communiqués étaient déjà rédigés depuis plusieurs jours, dénonçant par avance des

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