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Irak: Bush exclut tout calendrier de retrait

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Le président américain a reçu vendredi le Premier ministre irakien Al-Jaafari.

Publié le 25/06/2005 à 2h44

Washington de notre correspondant

Alors que les Américains sont désormais 60 % à juger, dans les sondages, que la guerre en Irak était une erreur, le président Bush tente de reprendre en main la communication de son gouvernement. Mardi soir, sur la base de Fort Bragg (Caroline-du-Nord), il doit faire un «discours majeur» sur l'Irak, sans annoncer aucun changement de cap. Vendredi, alors qu'il recevait le Premier ministre irakien Ibrahim al-Jaafari, Bush a reconnu que «la route ne serait pas facile», mais a refusé toute idée de fixer un calendrier de départ, déclarant : «Pourquoi dirait-on à l'ennemi : voilà le calendrier, attendez notre départ ?»

Six morts. La situation sur le terrain ne cesse pourtant de se détériorer. Vendredi encore, six soldats sont morts dans un attentat à Fallouja. Les élus du Congrès s'impatientent. En début de semaine, un influent sénateur républicain, Chuck Hagel, a estimé que les Etats-Unis étaient «en train de perdre la guerre» et a jugé l'administration «déconnectée de la réalité».

Lors d'une audition, jeudi, devant la Commission des armées du Sénat, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, a lui aussi repoussé l'idée de fixer une date pour le retrait. «Ce serait jeter une bouée de sauvetage aux terroristes», a-t-il lancé. De son côté, le général John Abizaid, qui dirige les forces armées américaines au Moyen-Orient, s'est inquiété de l'évolution de l'opinion : «La seule façon de perdre cette guerre, c'est si nous perdons le soutien du peuple Am

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