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Constitution: même le Luxembourg a le bourdon

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Publié le 09/07/2005 à 2h55

Luxembourg envoyée spéciale

Ouistes et nonistes ont abattu leurs dernières cartes pour tenter de rallier les indécis avant le fatidique référendum de dimanche sur la Constitution européenne. Dans ce petit pays trilingue (français, allemand, luxembourgeois), très à l'écoute des débats qui ont lieu dans les pays voisins, notamment la France et l'Allemagne, ils ont fait venir les ténors qui ont marqué la campagne française. Henri Emmanuelli, chef de file du «non de gauche», avait rassemblé samedi quelque 400 personnes ­ un record dans ce pays de 450 000 habitants très peu politisé où le niveau de vie est le plus élevé d'Europe. Les nonistes ont récidivé jeudi en faisant venir José Bové, qui a eu le même succès. Avec quelques phrases simples qui font mouche : «Faire voter les gens sur un texte qui n'est pas compréhensible, c'est prendre les électeurs pour des imbéciles.» Invité par les Verts du Luxembourg, partisans du oui, Daniel Cohn-Bendit a lui aussi fait salle pleine jeudi. Avec des arguments qui ont fait rire la salle : «Ceux qui disent qu'on aime tellement l'Europe qu'on va voter non, c'est comme dans un mariage où l'époux dirait "je t'aime tellement que je ne vais pas t'épouser car tu n'es pas encore assez belle".»

Sondages. La loi ne permet pas la diffusion de sondages pendant le dernier mois précédant le scrutin. Les dernières enquêtes de l'ILReS publiées début juin donnaient le oui gagnant à 55 % contre 45 %. Une telle victoire ne serait néanmoins pas une réussite quand

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