Menu
Libération

Luxembourg: avec le oui, la Constitution retrouve du crédit

Réservé aux abonnés

Publié le 11/07/2005 à 2h55

A Bruxelles

Pari tenu pour le très europhile Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. Ses concitoyens ont à une majorité confortable dit «oui» par référendum au traité constitutionnel européen, un texte rejeté en mai et juin par les Français et les Néerlandais. Le oui l'a emporté avec 56,52 % des voix contre 43,48 % pour le non, selon les résultats définitifs. Le Luxembourg, où le vote est obligatoire, est ainsi le treizième pays de l'Union Européenne sur vingt-cinq à ratifier la Constitution. Il est le second après l'Espagne à avoir adopté ce texte au terme d'une consultation des électeurs.

Jean-Claude Juncker avait déclaré à de multiples reprises qu'il démissionnerait en cas de victoire du non. Dimanche, en mettant son bulletin dans l'urne, le leader du mouvement chrétien-social avait encore répété : «S'il y a un traité et que votre peuple vous dit que vous n'auriez pas dû le signer, il me paraît normal qu'au moins vous vous posiez une question sur votre savoir-faire.»

Mis à mal. Les Luxembourgeois ont donc évité une crise politique qui aurait mis à mal tous les partis représentés au Parlement, puisque à l'exception de la petite formation populiste de droite, l'ADR, tous les appareils des familles politiques avaient prôné le oui au référendum. Ce pays de 450 000 habitants, qui abrite de nombreuses institutions européennes, ne sort pas indemne d'un débat qui a divisé les familles, les générations et les électeurs des partis politiques. Les nonistes, organisés en u

Dans la même rubrique